Utiliser le mode secret de récupération de disque de DiskWarrior

J’ai enfin migré ma machine principale sur Lion maintenant que Mac OS X 10.7.3 est enfin disponible. Et après avoir téléchargé la nouvelle image de Lion et lancé l’installation, le Mac redémarre comme prévu. Et me propose d’installer Lion sur… ah ben sur rien du tout dites-donc ? Il est où mon disque dur ?

Lancement d’Utilitaire de disque… Disque bien visible, mais impossible à réparer. Ouch.

Plantage Lion UDD

Dans ce genre de cas, je redémarre sur mon fidèle disque de DiskWarrior, qui m’a sauvé la mise plus d’une fois. Sauf que là, même lui semble capituler…

Plantage Lion DW

Panne matérielle ? Format Mac OS Standard ? SRSLY, MAC OS X ?!?

Je me voyais donc déjà non pas en haut de l’affiche, mais en train de restaurer mon disque avec Time Machine quand soudain, j’ai appuyé sur la touche Option, ce qui fit apparaître ceci :

DW Scavenge Mode

HAN ! Trois points de suspension sur le bouton Rebuild, qui devient enfin actif… Un mode caché dans DiskWarrior !!!

Cliquons donc sur le bouton Rebuild, et là…

 

DiskWarrior Scavenge Mode Options

 

Le mode Scavenge semble donc être capable de récupérer un disque qui aurait été endommagé suite au passage d’un autre utilitaire. J’ai laissé cochée cette case, ainsi que l’option pour conserver la sensibilité à la casse (ici mon disque était insensible à la casse, je n’ai pas voulu prendre de risques).

Et cinq minutes plus tard… HOP ! Mon volume TARDIS 1 est enfin revenu et j’ai pu basculer sur Lion ! Ouf !

Attention, ce billet n’est pas là pour accuser Lion d’avoir endommagé le volume : il n’est pas impossible que ce dernier ait été endommagé bien avant. Mais il est quand même bon de savoir que même quand il semble dire « stop », DiskWarrior possède des méthodes pour récupérer quand même le disque. Et jusqu’à maintenant, rares sont les fois où cet utilitaire ne m’a pas récupéré un système de fichiers quelque peu défaillant.

  1. Oui, je sais.

Le Mac est le futur Apple II

Apple II

J’allais écrire un long billet sur le futur de Mac OS X, mais David Bosman m’a utilement précédé il  y a assez longtemps pour exprimer une grosse partie de ce que je ressens ces jours-ci.

Surtout, la question ultime à se poser : est-ce qu’Apple peut se débarrasser complètement du Mac ?

La réponse me semble de plus en plus claire : oui. Juste pas tout de suite. Mais ça arrivera.

À ceux à qui cela semblerait juste dingue, souvenez-vous de l’Apple ][. Le premier grand succès d’Apple a continué à se vendre après le lancement du Mac 1. Et il a permis à Apple de survivre jusqu’à ce que le Mac prenne le dessus… Mais les meilleurs choses ont une fin, et Apple a du tuer à un moment un de ses produits-phares pour que vive son autre produit majeur.

Apple n’a jamais eu peur de laisser une technologie pour passer à une autre. Elle a abandonné à vitesse grand V Mac OS  Classic pour passer à Mac OS X. Elle a abandonné l’ADB et le SCSI pour foncer vers USB. Demain, Apple abandonnera peut-être définitivement le Mac pour nous faire tous passer sur iOS. Il suffira à ce dernier d’être assez mur pour permettre de faire tout ce dont on a besoin sur Mac OS X. Il le fera différemment, sûrement de façon plus simple, plus pratique. Ou très différemment. L’essor du tactile augmentera les usages, permettra de nouvelles interfaces innovantes dans les apps… Apple n’hésitera pas à se débarrasser de tous ses fardeaux. Et au vu de son chiffre d’affaires actuel, le Mac sera probablement bientôt un fardeau.

Mais dans quelques années, on ne regardera peut-être plus le Finder, ou les menus déroulants, ou le bureau qu’avec nostalgie. En nous disant que finalement, cette évolution était logique…

 

  1. Et même bien au-delà, le II GS n’ayant été arrêté que fin 1992 !

À propos de Mac OS X 10.7.3 et Lion DiskMaker

La mise à jour 10.7.3 est sortie hier soir, et c’est une bonne nouvelle. Il y a une autre bonne nouvelle : Apple a mis dans la foulée un nouveau logiciel complet d’installation de Lion sur le Mac App Store, pour installer directement Mac OS X 10.7.3.

Malheureusement, il y a aussi un problème. La nouvelle image-disque intégrée à Lion pèse 4,05 Go. Ce qui signifie qu’il n’est plus possible de faire rentrer le contenu de cette image dans une clé USB 4 Go !

Je n’ai pas de solution pour le moment. J’envisage cependant peut-être de proposer une copie plus sélective des paquets d’installation en amont, par exemple en ne copiant pas au préalable le paquet des langues additionnelles pour VoiceOver, ou en n’installant pas la plupart de paquets de langues. C’est d’ailleurs en grande partie l’ajout de plusieurs localisations dans Mac OS X qui est la cause de cette gourmandise soudaine…

Dans tous les cas, il est probable qu’une mise à jour de Lion DiskMaker arrive, mais pas avant probablement une bonne semaine au mieux. Si vous êtes dans l’urgence, investissez dans une clé USB 8 Go, et vous n’aurez pas de souci.

ZEVO : ZFS enfin sur Mac OS X

Zevo est une solution commerciale permettant la compatibilité de Mac OS X avec le fameux système de fichiers ZFS, longtemps attendu sur Mac et même annoncé par Apple avec Snow Leopard Server, mais dont l’intégration avait été abandonnée pour d’obscures raisons (sûrement des soucis de licence). Disponible en plusieurs versions dans le futur, car pour le moment seule la version Silver est disponible, les autres versions arrivant plus tard dans l’année. Attention, car cette version n’est pas annoncée comme compatible Mac OS X Server (c’est ballot quand même). De même il est impossible de booter sur un volume ZFS, donc ZEVO devra être utilisé sur un disque externe ou interne secondaire. Pas de support non plus du miroir ou du RAIDZ. Enfin, il y a un petit bug qui rend incompatible le partage des volumes ZFS via AFP sous Mac OS X 10.7.2 (c’est en cours de résolution paraît-il).

D’un autre côté, il va être intéressant de voir ce que cela va apporter en terme de compatibilités avec les logiciels, de fonctionnalités comme la gestion des versions et autres déduplications… Et le logiciel n’est pas très cher. À mettre en perspective de la perte de données que l’on peut rencontrer, et relire l’article de John Siracusa sur les problématiques posées par HFS+. Attention cependant : loin de moi l’idée de critiquer HFS+, qui rend encore beaucoup de services et fonctionne bien malgré son grand âge et a bien mieux suivi les évolutions technologiques que, au hasard, le FAT.

Je testerai Zevo dans les prochains jours, je vous dirai ce qu’il en est réellement :-)

(via MacGeneration)

À propos du nuage

Depuis deux ans environ le nuage est à la mode. Apple propose son iCloud, Amazon sa solution, OVH vient se s’y mettre.

Sur le papier, ça semble terrible… Pas besoin d’admin pour gérer des machines, simple à mettre en œuvre, extensible, peu cher (faut voir)…

Seulement, voilà, la récente affaire de MegaUpload nous apprend qu’il faut faire des sauvegardes, même de ce que l’on met dans le cloud. De nombreux utilisateurs honnêtes du site déjà cité se retrouvent le bec dans l’eau parce qu’ils ont trop fait confiance aux fournisseurs.

Même si OVH ou Amazon sont très loin de la réputation sulfureuse de MegaUpload, un malheur est vite arrivé (faillite, décision de justice…)

Pensez-y avant de sauter le pas.

Un compte-rendu des formations Ideas on Stage

Si vous allez sur theButzBlog, vous trouverez un compte-rendu de notre formation Ideas on Stage « l’art des visuels », vue par un des participants. C’est toujours intéressant d’avoir l’avis des personnes qui font face à l’écran.

iOS et Mac OS X : une autre intégration est-elle possible ?

Par le jeu magique des liens sur lesquels je rebondis quand je surfe sur le web, je suis (re)tombé sur cet article de Gizmodo expliquant en quoi l’interface de Lion est bancale : en voulant intégrer des éléments d’iOS à Mac OS X, Apple a finalement mis au point un fourre-tout pas forcément inintéressant, mais mélangeant un peu trop une interface d’ordinateur « classique » à un système non-tactile. Et j’avoue que je suis plutôt d’accord avec cet article (je l’avais déjà dit à la sortie de Lion). La volonté d’Apple de proposer certaines des nouveautés d’iOS est certes louable, mais les personnes habituées à l’informatique ne cherchent pas forcément à avoir un LaunchPad à portée de main alors que le Dock leur suffisait très bien. Ce n’est pas que le Launchpad soit une mauvaise interface : son efficacité sur iOS n’est plus à démontrer (et mon boudchou de 3 ans me le démontre tous les jours), mais je pense qu’elle marche aussi très bien parce que c’est la seule interface pour lancer les applications. À contrario, on pourrait très bien vouloir utiliser l’interface d’iOS sur un ordinateur quand on a commencé à utiliser un iPad, et qu’on souhaite retrouver ses fonctionnalités sur le Mac : les switchers sont effectivement de plus en plus nombreux sur Mac… et pour le boudchou en question, pouvoir utiliser un Mac comme il utilise l’iPad pourrait être finalement plus simple.

Ce qui me fait penser qu’Apple pourrait finalement satisfaire tout le monde en proposant deux interfaces distinctes, selon l’envie  de l’utilisateur : ce que j’appellerai les « mode iOS » et « mode Mac OS X« . Idiot ? Pas forcément, d’autant que ce mode existe déjà partiellement sous la forme du « Finder simplifié », accessible via la préférence Système Contrôle parental. Pourquoi ne pas le faire évoluer vers un utilisation plus proche de celle d’iOS ?

Finder Simplifie

Quand on active ce mode sur un compte, on dispose d’une présentation affichant les applications avec des grosses icônes qui s’activent en un clic. Un mode finalement très proche du Launchpad… Apple pourrait alors en profiter pour imposer le mode plein écran aux applications compatibles, en oubliant complètement Mission Control (beaucoup trop complexe). Du coup, on se retrouverait avec un simili-iOS sur Mac, et ça serait plus cohérent.

Quand ce mode serait-il actif ? Facile : dès la création du premier compte du Mac, ou lors de la création d’un nouveau compte d’utilisateur. Évidemment, il faudra bien expliquer à l’utilisateur l’avantage d’un mode ou de l’autre. Voire, lui proposer le choix entre l’un et l’autre à la première ouverture de session, afin de lui permettre de choisir son interface…

Jusqu’ici, tout va bien

Note interne à Bouygues Télécom: « Arrivée d’un nouvel opérateur: Nos arguments pour y répondre »

C’est l’histoire de trois opérateurs téléphoniques qui chutent du haut de leur piedestal. Et pendant qu’ils chutent, ils se disent : « Jusqu’ici tout va bien. Jusqu’ici tout va bien…« .

Les larmes de Xavier

Free mobile1200

J’ai eu le plaisir d’assister à la conférence de lancement de Free Mobile ce matin. Et de ce que j’ai ressenti ou pu lire depuis quelques jours et ce matin sur Twitter ou ailleurs, il s’agissait probablement de la conférence de lancement la plus attendue depuis celui de l’iPad en 2010…

Pourquoi un tel impact ? Tout simplement parce que l’offre de Free est très clairement disruptive. Car Free a depuis longtemps compris un point important : les consommateurs savent que leurs abonnements de téléphone mobile leur coûtent trop cher, que la 3G a été l’occasion de faire augmenter le tarif de façon incontrôlée, en usant et abusant de cette « oligarchie » que se plaisait à dénoncer Xavier Niel. Mais nous avons subi cet abus, parce qu’Internet sur mobile est devenu une plus qu’une simple commodité, et que la « concurrence » telle qu’elle était alors présentée depuis des années était totalement inexistante. La meilleure preuve, je l’ai eue lorsqu’Orange a perdu l’exclusivité de l’iPhone : alors que j’étais en formation dans une chaine de magasins multimarques, la nouvelle était tombée le matin, et un de mes stagiaires me disait à l’heure du repas : « ah ben c’est super, ça va du coup faire une bonne concurrence pour faire baisser les tarifs et les forfaits ! ». J’ai alors ri très fort.

L’offre Free est, cette fois-ci, clairement distruptive, et cela va bien au-delà des chiffres. D’abord, parce qu’elle est volontairement très simple, mais aussi complète :

- Appels illimités, y compris à l’étranger vers 40 pays. Le coût de la communication est aujourd’hui dément sur mobile, alors qu’il n’y a pas de raison technique à cela.

- SMS et MMS illimités. Connaissez-vous le coût d’un Mo de données transféré par SMS ? Lisez ceci. Et pleurez.

- 3 Go de data « Fair use » : c’est largement suffisant pour 99,999% des utilisateurs. Il faudra juste voir si la limitation imposée est alors tarifaire ou impactée sur le débit (je penche évidemment pour la 2 : facturation = plus cher et plus dur à contrôler).

Pas de limitation sur les usages : VoIP ? Inclus. P2P ? Inclus. Mode modem ? Inclus. Ce dernier point me rend dingue depuis des années : Orange qui facture autant que l’abonnement juste pour surfer avec son téléphone depuis son ordinateur, mais QUEL EST LE FUCK ? Je paye pour une bande passante, Orange me dit « Monsieur, votre application pour iPhone, c’est plus cher si vous la téléchargez de votre ordinateur que si vous la téléchargez directement de votre iPhone ? » . Les opérateurs ont abusé de leur possibilité de bloquer le mode modem pour imposer des tarifs hallucinants. Il paraît que lorsque les opérateurs ont imposé de faire payer plus cher pour le mode modem sur iPhone, Steve Jobs était devenu enragé. Tu m’étonnes.

Et tout ça, donc, pour 19,90€ par mois. En restant rentable, comme Niel le dit lui-même, et je veux bien le croire… Et toujours sans engagement. Là aussi, l’image des chaines n’est pas trop forte, quand on voit à quel point les opérateurs ont résisté pour proposer une itinérance réduite du numéro de téléphone (et encore, on reste à quelques jours en France là où dans certains pays, la modification se fait dans la journée…). Ah, et bien joué le coup du forfait à 13,37€ HT pour les abonnés Freebox… :)

Xavier Niel est ensuite revenu à la charge, sur les fameux forfaits RSA, où « moins tu as de l’argent, plus tu raques ». Et le pire, c’est que sa démonstration est sans appel. Les opérateurs téléphoniques devraient avoir honte. Free propose ici une offre réellement différenciée. Vous n’avez pas de gros revenus ? Pour 24€/an, vous avez plus que ce que les autres vous proposent pour cinq fois plus cher. Ça fait vraiment réfléchir, non ? Et en plus, si vous êtes déjà abonné Free ADSL, un abonnement vous est offert…

Donc, OUI, la proposition de Free est importante. Non pas parce qu’elle va provoquer un mouvement monstrueux de clients des autres opérateurs vers Free (c’est de toute façon acquis) mais parce qu’elle crée une vraie disruption dans un marché ankylosé et contrôlé par les trois opérateurs. Il y a 5 ans jour pour jour, j’avais rédigé cet article suite au lancement de l’iPhone. Je ne pensais pas alors à ce moment que cette journée serait aussi historique, que cet appareil allait autant bouleverser les usages et le marché de la téléphonie en général. Free lance la deuxième révolution du mobile, et c’est tant mieux pour tous.

Enfin, et comme je parlais de Jobs un peu plus haut… évidemment, Xavier Niel est très fortement inspiré par le mentor d’Apple, et ça se sent dans sa présentation, très « naked presenter » : pas de fiches (mais un prompteur quand même), diapos très épurées, de l’humour, beaucoup d’énergie (parfois un peu trop rapide), pas de pupitre, et quelques instants très « one more thing ». De ce point de vue, sa présentation est donc un quasi-sans-faute. J’en retiens surtout ce très joli moment d’émotion à la fin, avec quelques larmes après les remerciements. La tension doit être monstrueuse chez Free depuis des mois, et on a bien senti qu’i ll se sentait vraiment libéré… Vraiment free.

Bien joué.

Message personnel : merci AA. ;-)

En direct de la conf Free Mobile

Je serai ce matin à 8H30 chez Free pour assister à la conférence de lancement de Free Mobile. Pour la suivre de façon un peu décalée, suivez-moi sur Twitter ! Et pensez à récupérer la grille de bingo avant :)